[EPISODE 3] Vincent Koziello

A peine plus agé que moi (sauf que lui joue pendant que je le regarde jouer), et du haut de ses 1 mètre 68, Vincent Koziello incarne le nouvel OGC Nice, celui de la jeunesse et de l’insouciance. A le voir, ce jeune homme a plus la dégaine d’une personne fraichement diplomée du Bac S avec mention très bien plutôt qu’une place de titulaire au cœur du jeu Niçois, et pourtant, il est bien les deux. La tête sur les épaules, droit dans ses crampons, pas comme quelques joueurs de Ligue 1 dont on ne citera pas le nom pour ne pas faire de peine à la moitié de l’effectif Toulousain (ou Bordelais, à souhait), Vincent Koziello est la révélation Niçoise de la saison, et ça tombe bien, c’est notre portrait de la semaine, sublimement écrit par moi-même (#ZlatanSorsDeCeCorps).

 C’est un petit qui grimpe à grand pas. L’originaire de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, a commencé le football en 2001, à l’age de 6 ans. Quinze ans plus tard, il joue sous les couleurs de l’OGC Nice. Mais Vincent n’est pas le petit minot qui porte les gourdes et les chasubles pendant les matchs, il ne porte pas le numéro 53, ni un maillot sans nom. Lui, il a bien son numéro (26), son nom au dessus et sa place de titulaire indiscutable aux côtés de Séri et Mendy. Né dans le sud, sous le soleil et au bord de mer, Vincent Koziello débute sa formation au SO Roquettan, de 2001 à 2006, avant de la poursuivre à l’AS Cannes entre 2006 et 2013, et de rejoindre les Aiglons.

Une immersion dans le stage de pré-saison 2014-2015 au sein du groupe professionnel, à peine une saison après son arrivée suffit pour convaincre. Il est conservé par Claude Puel dans le groupe pro et honore son premier match en 16e de finale de la Coupe de la Ligue contre le FC Metz, en remplaçant le capitaine Didier Digard blessé. Il débute en Ligue 1 trois jours plus tard face à l’OL, pour les vingt dernières minutes. Koziello jouera sept matchs dans la saison, avant de signer son premier contrat professionnel en juin 2015.

Fort de son petit gabarit, Vincent n’est certes pas un joueur imposant dans les duels physiques comme un Cheikh Ndoye, voir notre premier portrait (on se fait de la pub il n’y a rien de mal). Il est en fait son opposé. Un joueur au sol, balle au pied, yeux levés pour organiser le jeu, trouver les intervalles, servir sur un plateau ses attaquants, impressionnant de tranquillité. Fort de son intelligence de jeu, il est l’un des piliers de la bonne saison Niçoise, à seulement 20 ans. Vincent est un joueur discret, le type de joueur dont on ne parle pas, de par son physique, son style vestimentaire, sa coupe de cheveux, ou son arrogance, car tout cela ne l’intéresse pas. Vincent est un joueur de foot mais avant tout une personne normale. Il est conscient de ses qualités et ses défauts. Conscient qu’il a dû développer sa façon de jouer vis-à-vis de son physique. Son anticipation, sa capacité à donner le ballon au moment où il faut, d’analyser le jeu pour se rendre disponible et rendre disponibles ses coéquipiers. Il n’esquive pas le jeu physique, il essaie simplement en dépit de ses lacunes -naturelles- dans ce domaine, d’être meilleur autre part.

Il n’essaie pas d’etre quelqu’un d’autre, il ne se prend pour personne, sur et en dehors du terrain, il essaie d’être lui-même, jouer simplement, d’être seulement Vincent Koziello, un espoir du football français, et franchement, c’est la meilleure chose qu’il puisse faire pour continuer de rêver, de nous faire rêver dans les années à venir. Car oui, on parle d’un bon joueur, un joueur avec toute sa tête, pas grosse d’égo mais d’intelligence.

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